Kaboul : entretien avec une professeure de mathématiques au lycée Bibi Zainab Kobra

Publié le 26 mai 2015

Suite à l’entretien de la directrice du lycée de filles Bibi Zainab Kobra, dans le quartier de Dasht-e-Bartchi, à Kaboul, l’équipe d’AFRANE a interviewé Shakila Haidari, professeure de mathématiques dans cette école.

Avec le lycée Bibi Hafassa à Tcharikar, l’école Bibi Zainab Kobra fait partie du programme d’écoles pilote d’AFRANE, c’est-à-dire que l’association y renforce ses actions pour pouvoir les évaluer sur une période de deux ans. Sur le plan pédagogique, cela passe par une auto-évaluation des professeurs qui chaque début de mois préparent le programme avec les formateurs d’AFRANE.

Shakila Haidari enseigne les mathématiques au lycée Bibi Zainab Kobra depuis 25 ans et a participé à la plupart des formations organisées par AFRANE, auxquelles elle a obtenu de bons résultats. Elle considère que ces formations sont utiles et permettent d’améliorer la pédagogie des professeurs au moyen d’outils simples.

Pour elle, un bon professeur doit être quelqu’un de professionnel, qui s’intéresse à la lecture et participe aux formations pour continuer à s’améliorer. Elle souhaite donc poursuivre ces formations et préfèrerait qu’elles soient trimestrielles (plutôt qu’une à deux fois par an), afin que tous les professeurs puissent en profiter.

Selon Shakila Haidari, le principal obstacle actuel à l’enseignement est le manque de livres dans les bibliothèques. De plus, elle constate que certains professeurs ont des difficultés avec le nouveau système éducatif et les nouveaux programmes. Son conseil aux autres enseignants est donc de participer aux formations organisées par AFRANE parce qu’elles peuvent servir aussi bien aux professeurs qui ont de l’expérience et de l’ancienneté, mais qui ne connaissent pas les nouveaux programmes ; qu’aux nouveaux enseignants pour continuer à se perfectionner.

A la question « pouvez-vous raconter un bon souvenir ? », Shakila Haidari répond que le fait que ses élèves retiennent quelque chose de son enseignement consiste déjà en un bon souvenir en soi. Le mauvais souvenir qui a marqué sa carrière de professeure ne concerne pas directement son enseignement, mais l’annonce du décès du chef des professeurs alors qu’elle donnait cours.

Au sujet de l’éducation des filles, elle pense que le gouvernement devrait mettre en place des cours d’alphabétisation des femmes, mais se montre déjà satisfaite de l’amélioration de la situation de l’éducation des filles depuis une décennie.

 

 

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